(j’avais dit que j’écrirais en français également, donc il est grand temps que je m’y mette !).
J’ai pris la décision de ne plus suivre les nouvelles pendant cent jours. Cette décision est entrée en vigueur il y a trois semaines et a été prise pour deux raisons.
D’une part, force était de constater que je passais chaque jour un temps considérable à suivre les nouvelles: un journal le matin, le JT le soir, la radio dans la voiture et, surtout, d’innombrables visites à divers sites d’information (standaard.be, lesoir.be, parfois cnn.com e.a.). Visites qui, en fonction de leur fréquence, s’avéraient parfois totalement inutiles (aucun nouvel article n’ayant été ajouté au site depuis ma dernière visite) et qui menaient (trop) souvent à la lecture d’articles secondaires (fallait bien lire quelque chose, Monsieur!). L’un dans l’autre, on peut dire que je consacrais facilement une heure, voire une heure et demi par jour à m’informer. Autant de temps qui ne peut être consacré à d’autres activités.
D’autre part, j’ai constaté que le suivi des nouvelles me laissait de plus en plus avec un goût amer, de déception, de pessimisme. Je suppose que le temps a embelli mes souvenirs, mais j’ai l’impression que les années ’80 et ’90 étaient une époque nettement plus optimiste. De nos jours, outre les nouvelles plus ‘anecdotiques’ (meurtre par ci, accident de voiture par là, etc.), les analyses politiques et sociologiques traduisent une vision négative et anxiogène du monde dans lequel nous vivons: catastrophes écologiques en devenir, problèmes sociologiques majeurs (guerre des religions, vision très négative de la société multiculturelle et de ses perspectives d’avenir, etc.), monde politique dans une impasse digne d’un record mondial, égoïsme croissant (des droits: oui, des obligations: non), etc. Est-ce une question d’âge? La paternité y est-elle pour quelque chose? Le monde a-t-il réellement évolué dans la mauvaise direction? Je n’en sais rien. Toujours est-il que je constatais l’impacte négatif que les nouvelles avaient sur mon humeur.
Et donc, j’ai décidé de ne plus suivre les nouvelles pendant cent jours. Pour voir en quelle mesure je peux me passer de celles-ci (ou pas), pour vérifier dans quelle mesure j’utilise le temps ainsi libéré à bon (ou mauvais) escient et pour analyser l’impact (que j’espère positif) sur mon humeur qu’aura ce ‘passage à vide’ sur ce point.
Est-ce que cela veut dire que je suis déconnecté du monde? Non, car il va de soi que certaines nouvelles sont tellement importantes que je ne peux y échapper. Je suis ainsi au courant des évènements au Japon, de la guerre qui a été déclarée à la Libye et du fait que Liz Taylor vient de mourir. Comment j’ai appris ça? Il y a des choses que des amis m’ont dit (“tiens, tu savais que…?”), j’ai vu les titres de journaux laissés dans le train, certaines infos étaient visibles lors de mes visites sur Facebook et j’ai entendu des bribes de journaux à la radio en zappant d’une chaine à l’autre.
Quelque chose me dit d’ailleurs que la Belgique n’a toujours pas de gouvernement, car c’est le genre d’infos qui ne peut être évité!
Mais, pour le reste, j’applique donc les règles no news = good news, pour vivre heureux, vivons cachés et ignorance is bliss. Et pour l’instant, je me porte plutôt bien.
Une analyse complète suivra à la fin des cent jours.
Si vous, de votre coté, également décidé de ne plus suivre des nouvelles ou de le faire de façon plus sélective, je serai très curieux d’en savoir plus sur vos expériences!